Festitrail d’Autrans

Samedi 3 décembre 2011, Autrans, Vercors

Bienheureux ceux qui ne se prennent pas au sérieux”.

Voilà ma première « vraie » course avec une vraie distance et de vrais concurrents.
J’avais aperçu le programme, mais comme il s’agissait d’un trail « blanc » et que je n’avais aucune expérience en la matière, je n’avais pas été plus attentif que cela.
C’est Fabien Chab qui m’a rebranché dessus. Avec des conditions « sèches », je me suis lancé et inscrit sur le 24km.
Beaucoup au départ et dans la montée au dessus du tremplin, pas évident de doubler (mais était-ce une bonne idée ?). Petit retour dans Autrans pour le spectacle et c’est partis pour du plus sérieux.

Les coureurs sont déjà bien écrémés… je croise deux miss des XPress (Gapençaises) qui sont sur le 12km.

Je me fais plaisir dans les descentes et gratte un peu de temps. Je suis un piètre coureur, le parcours est finalement très « roulant ».

Je quitte la partie commune aux 12 et 24km… le calme se fait sentir. C’est de plus en plus aéré.
Une bonne section de plat est à venir avant de rejoindre le domaine de Gève. Dernier ravitaillement, ça brasse encore pas mal, je suis rassuré, je ne suis pas tant à la rue que ça. Et c’est réparti pour un long retour très roulant encore une fois. Je sens que je ne vais pas avoir les cuisses.
Ce qui est sympa dans ces courses, c’est que l’on côtoie un peu tout le monde et puis les encouragements font du bien.

J’avale mon 3e et dernier gel, je sens que les premières crampes ne sont pas loin. Le pire, c’est qu’on ne parle pas d’effort, ni le souffle, ni le cardio ne sont très hauts, j’ai parfois même froid. Le truc c’est les efforts “lactiques” lors des successions montées / descentes. Mais ça, c’est bien évidemment le manque d’entrainement.

J’entrevoie Autrans, la fin approche, je suis très régulièrement dépassé par d’autres coureurs… il ne va pas rester grand monde derrière moi.

Les deux derniers kilomètres sont pénibles, les crampes dans les ischios se succèdent, puis les mollets.. j’ai des jambes de bois. Ils n’auront pas supporté mon « non » entrainement. Je vais même à l’entrée du village devoir arrêter de courir pendant 5min.

Mais des encouragements sont là, un peu d’adrénaline me fait oublier la douleur : j’ai 2h45 au compteur, pas pire !

Fab m’attend à l’arrivée. Ses potes et lui ont torché ça en moins de 2h15 ;-)

À refaire c’est sûr pour l’ambiance et parce que’on aime ça … en chier !


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