Pas Guiguet

Mercredi 14 avril 2010, Col de Vence, Chartreuse
St Eynard par le Pas Guiguet, 1360m.

La dernière foisque je suis monté au Saint Eynard ce “pas” m’avais bien fait envie. Je suis donc remonté dans l’idée de l’emprunter. Et bien cela n’aura pas été si simple que ça. Pourquoi ? Parce que j’y suis allé sans trop me renseigner sur le départ.

Me voilà donc partis après le taff, bon pas, personne. Je n’étais même pas sûr du versant, Ouest ou Est ?

Après quelques lacets, je tente une première sente vers la face Est. C’est très escarpé, glissant, de moins en moins marqué, de plus en plus exposé, voir pas fréquentable… ça sent la sente à chamois. Je me suis planté…

Je retrouve le chemin en remontant le long des limites forestières de Corenc et du Sappey.

Quelques lacets plus tard : C’est gros comme le nez au milieu de la figure, c’est par là, c’est plus que marqué. J’étais trop pressé.

Les avertissements de sécurité (panneaux) à propos des chutes de pierres de manquent pas, ça doit sacrément parpinner.
Après une longue traversée, on commence à grimper vers les falaises. Les vires se trouvent entre les deux grandes falaises de la face Est.

Arrivée au pied de la seconde falaise, il faut trouver le “pas”. Je suis une main courante et continue. Bigre ça commence à être de plus en plus étroit et j’ai déjà beaucoup marché.
J’aperçois un jeune chamois, il me met la pâtée, je ne le révérai pas.
Les vires deviennent très étroites et exposées, mais les arbres en dessous sont rassurants. Je n’ai pas de carte et je sens que j’ai encore buté.
Mon téléphone a du réseau et je me permets un petit repérage au GPS …Glups ! Je suis en pleine face avec un bon 200m sous les pieds. Je dois me trouver à deux pas de la grande gorge que l’on voit bien depuis le Grésivaudan (Cote 1358 sur la carte IGN).

Bon le “pas” est à un bon kilomètre derrière moi. Je confirme le plantage. J’y retourne et il ne faut pas trainer, le soleil n’arrose plus que les sommets de Belledonne.

Je retrouve la main courante que j’avais empruntée et descends.

“Des flèches de couleurs !”

Je ne les avais pas vus à l’aller. Elles indiquent un passage sur la falaise dans les rochers. Il fallait donc ouvrir les yeux et quitter le sentier.
Après quelques pas d’escalade et une traversée sous une belle falaise jaune, je retrouve un bon sentier sur des vires.
C’est très joli, un peu exposé, mais ça valait le coup de tenter. La sortie dans le bois de la Seya s’accompagne d’un petit vent frais. Le soleil n’est pas couché et je cours vers le fort pour en profiter. Une superbe boule rouge accompagne ma descente.

A faire découvrir, mais avec un casque pour ne pas courir de risques inutiles.

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