Tour de la Meije

Samedi 9, dimanche 10 et lundi 11 avril 2011, Villard d’Arène, Haute Romanche,

“Un voyage”.

Quand on part pour la Meije, c’est toujours un voyage, qui demande plus ou moins de temps pour en revenir. Au moment où j’écris ces mots, il m’est difficile de ne pas repenser à chaque instant aux soleils couchants, aux aurores naissantes, à ces lumières, ces sommets, tous les bons moments passés avec les potes et les gens que nous avons rencontrés en réalisant le tour de la Meije.

Notre escapade débute à la fraiche à Villar d’Arène, les récentes chaleurs en haute montagne nous obligent à partir très tôt pour nous protéger du coup de chaud et des risques d’avalanches.

La succession de vallons vers le refuge Adèle Planchard est bien longue, le dénivelé à parcourir aussi. Le refuge nous accueille avec la chaleur de midi (précoce pour ce mois d’avril).
Je pense avoir pris un bon coup de chaud et m’être déshydraté, mais l’omelette et les pâtes que Franck a eu l’idée de commander à la gardienne me requinque un peu.
L’après-midi est un peu longue et la sieste laborieuse – En cause l’altitude (3170m).

Nous retrouvons un couple de Grenoblois partis pour la même aventure : Wilfrid et Sophie. Nous passerons le weekend ensemble.
Repas et accueil mitigé ce premier soir. Mais pour notre première nuit, tout le monde arrivera à dormir à peu près correctement.

Réveil et départ matinal pour le premier changement de secteur, aujourd’hui nous rejoignons le vallon des Étançons et le fameux refuge du Promontoire. Nous hésiterons un peu à monter au sommet de la Grande Ruine et préférons assurer le coup (n’en déplaise à Nico).
Le lever de soleil est des plus somptueux, la météo parfaite. Nous rejoignons le col de Casse Déserte et plongeons dans les abysses de son glacier encore bien à l’ombre ce matin. Le parcours est un peu tourmenté entre séracs et manque de neige sur le bas.

La neige n’aura pas été très bonne et il faut remettre les peaux. Il est encore tôt et c’est plutôt une bonne chose. Pour rejoindre le Promontoire, il faut compter 2h et on est content de ne pas succomber à la chaleur. Je trouve même l’énergie pour remonter le glacier. Seul dans le cirque, je profite d’une super moquette à poil long.

Nathalie & Fréddi MEGNANT, les gardiens, nous reçoivent à la hauteur de leur réputation. Le parfait tajine maison qui nous est servi nous rappelle comme il est rare d’être aussi bien accueilli.
L’après-midi est passée à flâner, à rêvasser, et même une petite sieste ne nous fera pas de mal.

La soirée commence par un apéritif offert en terrasse. Le gardien en profite pour faire un topo sur la météo et les conditions de courses. Demain, nous partirons du refuge vers 5h et passerons la brèche de la Meije à l’aube.
Le repas qui s’en suit est dans la continuité, parfait. Franck grognera un peu de ne pas avoir eu de rabe de mousse au chocolat, m’enfin !

Nuit pas si mal. Ce matin, il fait plus froid (-1°C). Départ à 5h30, nous rejoignons comme prévu la Brèche de la Meije. Nous préférons traverser dans un terrain mixte pour rejoindre le glacier des Enfetchores. Cette année, les crevasses sont peu bouchées et nous nous encordons par prudence pour passer la rimaye. Nous glissons ensuite dans l’austérité de l’impressionnante face nord de la Meije.
Une remontée dans les séracs et nous entreprenons le dernier morceau de la course, le couloir du Serret du Savon (200m), qui nous emmènera au soleil sur le glacier du Tabuchet pour rejoindre le plus haut refuge des Ecrins : l’Aigle (3450m). Thomas va éprouver une très grande émotion à la sortie du couloir, il est aux anges.

La partie tant attendue est là, il est 10h passé, nous entamons la descente du glacier de l’Homme en grosse moquette.
Les séracs sont omniprésents et la vue à couper le souffle.

Le périple touche à sa fin, nous retrouvons la Romanche et Villar d’Arène.

Des images pleins la tête, des rêves pleins les yeux, des moments partagés, mais le rêve doit s’arrêter sinon cela n’en serait pas un.

Un grand merci à / Special thanks to :
* Ma petite femme et à mon petit Côme que j’aime à la folie,
* Aux potes sans qui je ne serais pas allé là haut,
* Au couple gardien du Promontoire sans qui la Meije et son refuge ne seraient pas ce qu’il sont,
* Dame nature pour nous avoir offert cette météo tip/top,

Salutations à Pierre BAJARD et Pascal EON-DUVAL que j’ai croisé respectivement dans Casse Déserte et en grimpant au Promontoire.

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Photos de Nico & Franck

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